Forum Global de Nyéléni
Porter la voix des jeunes
Dorgelait Marvel Moukala, la voix de la jeunesse
Entrepreneur dans le secteur de la transformation des produits agro-alimentaires (bouillies et confitures), Dorgelait Marvel Moukala est à 34 ans président du Collège des Jeunes de la Concertation nationale des organisations paysannes et producteurs agricoles (CNOP) du Congo, vice-président du Collège des Jeunes de la PROPAC, la plateforme régionale des organisations paysannes d’Afrique Centrale, et membre du Comité de coordination internationale de Nyéléni.
Il nous explique ses objectifs pour ce Forum, notamment l’importance de partager une vision globale porteuse d’espoir pour la jeunesse africaine depuis les différentes thématiques abordées.
Au premier jour du Forum, Dorgelait Marvel Moukala était mobilisé sur la première session du groupe régional africain intitulé « Réaliser la souveraineté alimentaire et l’agroécologie« , point d’action politique numéro 3 : Démanteler le système alimentaire industrialisés et globalisé dirigé par les multinationales.
Sous la présidence de Elise Pierrette Mpoung du Réseau Africain pour l’Économie Sociale et Solidaire (RAESS) au Cameroun, les participant.es ont élaboré une feuille de route d’actions concrètes. D’abord, un plaidoyer pour une réforme agraire « intégrale et globale » touchant au droit foncier, accompagné d’une promotion active de l’agroécologie. Cette vision politique de la souveraineté alimentaire s’appuie sur le renforcement des synergies entre mouvements sociaux, positionnant l’économie sociale et solidaire comme un « outil pour la transformation systématique ».
Le groupe préconise également la diffusion de la charte de Nyéléni sur l’agroécologie et la création d’écoles agro-écologiques, intégrant la formation pratique dès l’école primaire. Parallèlement, la promotion des semences locales s’inscrit dans une démarche de « réforme agraire locale » adaptée aux réalités territoriales.
Cette session inaugure une approche coordonnée qui allie dénonciation des systèmes existants, plaidoyer politique, convergence des mouvements et formation pratique, dessinant les contours d’une alternative pratique au modèle dominant.


Les études de faisabilité initiales du dispositif ont été réalisées en 2014 et 2015. Le dispositif Agri+ a été mis en œuvre au Burkina Faso et au Mali avec le mandat du MAEE luxembourgeois, pour une durée de 7 ans (2016-2022). Au Niger, le dispositif a été mis en œuvre avec un financement DDC (2016–2019) relayé par d’autres fonds mobilisés par SOS Faim (2020-2023) et un partenariat avec les Chambres d’Agriculture du Niger.